36 questions. Chaque partie est annotée : consultez l'indication en cas de blocage, ou révélez le corrigé rédigé une fois votre démarche engagée.
Ondes
L'air contenu dans un tuyau cylindrique, de longueur L=OA=2m, est excité par un haut-parleur (HP) émettant des ondes acoustiques sinusoïdales de fréquence f. Un bouchon situé en A ferme l'extrémité droite du tuyau. On note Ψf(x,t) la fonction d'onde de l'onde acoustique dans le tuyau, x étant l'abscisse d'un point P situé à l'intérieur du tube sur l'axe (O,ex) et t, le temps. La vitesse du son dans le tuyau vaut cs=340m.s−1 (Fig. ci-après). Aucune connaissance spécifique sur les ondes acoustiques n'est nécessaire pour aborder cette partie. On observe que les ondes dans le tuyau se superposent pour former une onde stationnaire d'amplitude ψm. En présence du bouchon, elle vérifie les conditions aux limites, ainsi que la condition initiale suivantes : Ψf(0,t)=0, Ψf(L,t)=0 et Ψf(x,0)=0.
En introduisant une constante spatiale et temporelle kf, indiquer l'expression correcte de cette onde stationnaire :
AΨf(x,t)=ψmsin(2πft−kfx)
Ondes
Calculer numériquement la fréquence f1,f de l'harmonique fondamentale.
Af1,f≈6mHz
B
Ondes
En introduisant l'entier n>0, déterminer l'expression des longueurs d'ondes λn des ondes stationnaires qui peuvent exister dans le tuyau :
Aλn=nL
Ondes
Le bouchon est désormais retiré. On observe alors une nouvelle onde stationnaire dans le tuyau, notée Ψo(x,t), de même amplitude ψm. L'ouverture du tuyau modifie les conditions aux limites, la condition initiale restant la même : Ψo(0,t)=0, Ψo(L,t)=ψm et Ψo(x,0)=0. En introduisant une nouvelle constante spatiale et temporelle ko, déterminer l'expression de Ψo(x,t) :
Ondes
Calculer numériquement la fréquence f1,o de l'harmonique fondamentale.
Af1,o≈6mHz
Bf1,o≈12mHz
Ondes
En introduisant l'entier m>0, déterminer l'expression des longueurs d'ondes λm des ondes stationnaires qui peuvent exister dans le tuyau :
Aλm=2mL
Ondes
Optique géométrique
Une loupe, assimilée à une lentille mince L de distance focale image f′>0 et de centre optique O, est utilisée pour observer un objet AB situé dans un plan de front. L'ensemble est placé dans l'air dont on supposera l'indice de réfraction égal à l'unité. L'œil de l'observateur est situé à une distance x>0 en arrière de la lentille (Fig. ci-après). On modélise cet œil, que l'on suppose sans défaut (œil emmétrope), comme l'association d'une lentille mince L′ de vergence variable et d'un capteur fixe (la rétine). On note la distance entre l'œil et son punctum proximum, c'est-à-dire la distance minimale de vision nette : dm=25cm. Dans tout l'exercice, on admet que les conditions de Gauss sont satisfaites. On définit le grossissement G de la loupe par le rapport θ′/θ de l'angle θ′ sous lequel l'objet est vu à travers L sur l'angle θ sous lequel on voit l'objet directement (sans la loupe) lorsqu'il est placé au punctum proximum. Dans cette définition, la valeur de G dépend de la position de l'objet et de la position de l'œil. On cherche les conditions d'observation qui maximise le grossissement. On donne la relation de conjugaison de Descartes, celle de Newton et le grandissement transversal Gt pour une lentille mince de distance focale image fi : −po1+pi1=fi1, σoσi=−fi2, Gt=popi=−fiσi, où po et pi sont respectivement les distances algébriques de l'objet et de son image au centre de la lentille. En outre, σo et σi sont les distances algébriques respectives de l'objet au foyer principal objet et de l'image au foyer principal image.
Que peut-on affirmer ?
ALa limite de résolution angulaire d'un œil normal est d'environ 1,5′′.
BUn ballon sphérique de 20cm de diamètre placé à une distance de 100m est vu sous un angle supérieur à la limite de résolution angulaire d'un œil sans défaut.
CUn œil emmétrope peut observer nettement un objet à l'infini.
DUn objet virtuel pour l'œil peut être observé nettement.
EAucune des propositions n'est exacte
Optique géométrique
Dans cette question, AB est placé dans le plan focal objet de L et la position de l'œil, derrière la lentille, est quelconque. L'œil voit nettement l'image de AB à travers L. Déterminer θ′ et G.
Aθ′=dmAB
Optique géométrique
L'objet AB n'est plus dans le plan focal de L. L'œil est placé à proximité de la loupe (x≈0) et accommode de sorte qu'il observe l'image de l'objet à travers L à son punctum proximum. À quelle position p1=OA l'objet est-il placé et que vaut alors le grossissement G1 de la loupe dans ces conditions d'observation ?
Optique géométrique
L'œil est désormais placé à une position quelconque dans l'intervalle 0<x≤dm. On note A∞ la position de A qui permet à l'œil d'observer l'image de l'objet donnée par L sans accommodation et Am la position de A qui oblige l'œil à accommoder au punctum proximum. On introduit les distances algébriques p∞=OA∞ et pm=OAm. Exprimer ces dernières.
Optique géométrique
On note p=OA la position de A telle que p∞≤p≤pm. Calculer le grossissement G(x,p) de la loupe pour ces positions x de l'œil et p de l'objet.
Optique géométrique
On note A′ l'image de A par L et p′=OA′. Pour quelle position x de l'œil et quelle valeur de p′ le grossissement est-il maximum ?
Optique géométrique
Régime transitoire
Le condensateur d'un circuit RLC série, de capacité C=20μF, est mis en court-circuit par un interrupteur K depuis une durée suffisamment longue pour que le régime soit établi (permanent). Le circuit est alimenté par une source de tension stationnaire idéale de force électromotrice E. On ouvre K à un instant pris comme origine temporelle. La bobine du circuit possède une inductance L=50mH. On note R la résistance du résistor, i l'intensité du courant électrique qui traverse la bobine, et uC, la tension aux bornes du condensateur (Fig. ci-après). Lorsque K est ouvert, le facteur de qualité du circuit vaut Q=10. On note ω0 la pulsation propre du circuit.
Calculer numériquement R :
AR=0,002Ω
BR=0,2Ω
CR=5Ω
Électricité (électrocinétique)
Que peut-on dire de la pseudo-pulsation ωa ?
Aωa≈ω0(1−8Q21)
Électricité (électrocinétique)
Que valent l'intensité i(0+) et la tension uC(0+) à l'instant t=0+ succédant immédiatement à l'ouverture de K ?
Électricité (électrocinétique)
La tension aux bornes du condensateur évolue selon : uC(t)=E+exp(−2τet)[Acos(ωat)+Bsin(ωat)], A, B et τe étant des constantes temporelles. Exprimer A :
Électricité (électrocinétique)
Exprimer B :
AB=ωaE(RC1−2τe1)
Électricité (électrocinétique)
On attend suffisamment longtemps que le régime s'établisse puis, à un instant pris comme nouvelle origine temporelle, on ferme K. On retiendra, par convention, comme durée du régime transitoire, la durée nécessaire pour que i atteigne 95% de sa valeur finale (on indique que ln20≈3). Déterminer la durée τrt du régime transitoire succédant à la fermeture de K.
Électricité (électrocinétique)
Mécanique
La Terre, assimilée à un corpuscule T de masse MT, possède une orbite elliptique dans le référentiel héliocentrique. Ce dernier, supposé galiléen, est centré sur le Soleil de masse MS, placé en O. On note Ap et Aa les positions orbitales extrêmes de T : le périhélie Ap et l'aphélie Aa. On repère la position de T à l'aide du système de coordonnées polaires de centre O : r=OT et φ=ApOT. Les angles sont orientés dans le sens de parcours de la trajectoire, le vecteur ez étant orthogonal au plan orbital (Fig. ci-après). On pose rp=OAp et ra=OAa et on note G la constante de Newton (dite de gravitation universelle). On introduit vp et va les vitesses de T respectivement en Ap et Aa. Sur la figure précédente, on a représenté la position H occupée par la Terre au début de l'hiver (solstice d'hiver), ainsi que la position E occupée par la Terre au début de l'été (solstice d'été) à l'aide de l'angle β=EOAa=HOAp≈12,2∘. L'origine (ou référence) de l'énergie potentielle gravitationnelle est prise à l'infini et on note Em l'énergie mécanique de T dans le référentiel héliocentrique. On note LO le moment cinétique de T en O et on introduit Lz=LO⋅ez.
Que peut-on affirmer ?
Arpvp=rava
Mécanique
Exprimer va.
Ava=(raGMS)1/2
Mécanique
Exprimer Lz :
ALz=MT[2GMS(ra+rp)]1/2
Mécanique
L'équation polaire de la trajectoire de la Terre est la suivante : r=1+ecosφp où e et p sont deux constantes indépendantes de r et φ. Sachant que e≪1, que peut-on affirmer ?
Mécanique
On rappelle l'égalité suivante, dans laquelle g′(φ) désigne la dérivée d'une fonction g(φ) par rapport à φ : g′(φ)φ˙=dtd[g(φ)] ainsi que la relation ∫0τ1dt=τ1. En déduire la durée τ1 nécessaire pour que T passe de H à E, c'est-à-dire la durée qui s'écoule entre le solstice d'hiver et le solstice d'été.
Mécanique
De même, exprimer la durée τ2 nécessaire pour que T passe de E à H, c'est-à-dire la durée qui s'écoule entre le solstice d'été et le solstice d'hiver.
Aτ2≈Lzp2MT(π−4esinβ)
Mécanique
Thermodynamique
Un moteur thermique à air fonctionne en cycle fermé au cours duquel n moles d'air, assimilées à un gaz parfait, subissent entre quatre états E1, E2, E3 et E4 les transformations réversibles suivantes : E1→E2 une compression isentropique ; E2→E3 une compression isochore ; E3→E4 une détente isentropique ; E4→E1 une détente isochore. On désigne par pk, Vk et Tk les pressions, volumes et températures des états Ek, où k=1,2,3 ou 4. On pose VM=V1=V4 et Vm=V2=V3 et on introduit le facteur de compression a=VM/Vm. On note R la constante des gaz parfaits et γ=Cpm/Cvm, le rapport de la capacité thermique molaire à pression constante sur la capacité thermique molaire à volume constant. On note respectivement Q et W la chaleur (transfert thermique) et le travail (transfert mécanique) algébriquement reçu par le gaz au cours d'un cycle et Qij et Wij respectivement la chaleur et le travail algébriquement reçu par le gaz lors de la transformation menant de l'état Ei à l'état Ej.
On note Qc la chaleur échangée avec la source chaude. Que peut-on affirmer ?
AQc=Q41
BQc=Q23
Thermodynamique
On note Qf la chaleur échangée avec la source froide. Que peut-on affirmer ?
AQf=Q41
BQf=Q23
Thermodynamique
Exprimer l'efficacité η de cette machine, rapport du transfert d'énergie utile, compte tenu de sa vocation, sur le transfert d'énergie nécessaire pour la faire fonctionner :
Aη=Q23+Q41Q23
Thermodynamique
Déterminer les températures T1 et T3 en fonction des températures T2 et T4.
Thermodynamique
Exprimer η en fonction des températures Tk :
Aη=1+γ(T3−T2)T1−T4
Thermodynamique
L'efficacité η peut-elle s'exprimer en fonction seulement de a et γ, et si oui, quelle est sa valeur ?
AOui
BNon
Cη=1−a1−γ
Dη=1+a−γ
Thermodynamique
Électromagnétisme
Le référentiel du laboratoire est muni d'un repère cartésien (O,ex,ey,ez) où Oex désigne la verticale descendante. On réalise un pendule simple en suspendant une masselotte A de masse m=10g, à une tige conductrice rigide de masse négligeable devant m et de longueur ℓ=OA=40cm. La dimension de la masselotte est négligeable devant ℓ. La liaison pivot du pendule, en O, est supposée parfaite (sans frottement) et permet au pendule d'osciller dans le plan (O,ex,ey). La position de la tige est repérée par l'angle θ, orienté dans le sens direct, qu'elle forme avec la verticale descendante. La continuité du circuit est assurée par un balai mettant la tige en contact en A avec un guide circulaire conducteur, lui-même relié à un condensateur de capacité C=1F. On néglige toute résistance électrique dans le circuit, ce dernier étant fermé en O. On note i(t) l'intensité qui circule dans le circuit orienté comme indiqué sur la figure ci-après. Le balai glisse sans frotter sur le guide. Ce pendule est placé dans un champ magnétique uniforme et stationnaire B=B0ez où B0=1T. On note g=gex le champ de pesanteur terrestre, d'intensité g≈10m.s−2. Le pendule, initialement immobile et formant un angle θ0>0 avec la verticale, est abandonné sans vitesse à l'instant t=0, le condensateur étant déchargé.
On note Φ le flux du champ magnétique à travers le circuit et Φ0 sa valeur particulière lorsque θ=0. En exprimant Φ en fonction notamment de Φ0, déterminer à l'aide de la loi de Faraday la force électromotrice e induite dans le circuit lors du mouvement du pendule.
Magnétisme et induction
Établir l'expression de l'intensité du courant électrique.
Ai=2ℓ2CB0θ˙
Magnétisme et induction
Exprimer le moment ML,O en O des forces de Laplace qui s'exercent sur la tige.
AML,O=−iB0ℓ2ez
Magnétisme et induction
L'équation du mouvement se met sous la forme suivante : θ¨+ω12sinθ=0 où ω1 est une constante temporelle. Déterminer ω1.
Magnétisme et induction
On suppose θ0≪1. L'intensité du courant électrique obéit à l'équation suivante : dt2d2i+ω22i=0 où ω2 est une constante temporelle. Déterminer ω2.