36 questions. Chaque partie est annotée : consultez l'indication en cas de blocage, ou révélez le corrigé rédigé une fois votre démarche engagée.
Partie 1 : Cinématique
On étudie un mobile Ma, assimilé à un point matériel (ou corpuscule), en mouvement uniforme dans le référentiel du laboratoire à la vitesse de 25cm⋅s−1, sur une piste qui comporte quatre portions : un segment rectiligne AB de longueur 1m ; un quart de cercle BC de longueur 50cm ; un quart de cercle CD de longueur 75cm ; un segment rectiligne DE de longueur 2m. La piste est parcourue par Ma de A vers E (Fig. ci-après).
Quelle durée τ met Ma pour parcourir la totalité de la piste (de A à E) ?
Aτ=0,17s
B
Mécanique
On note a1 la norme de l'accélération de Ma sur la portion BC. Que vaut a1 ?
Mécanique
On note a2 la norme de l'accélération de Ma sur la portion CD. Quelle relation existe-t-il entre a1 et a2 ?
Mécanique
Lorsque Ma atteint le point D, à un instant pris comme origine temporelle, un second mobile Mb (également assimilé à un point matériel) quitte E en direction de D. Son mouvement est uniforme dans le référentiel du laboratoire à la vitesse de 50cm⋅s−1. À quelle date tr les deux mobiles se rencontrent-ils ?
Mécanique
Quelle est alors la distance da parcourue par Ma sur la piste DE ?
Ada≈40cm
Mécanique
Quelle était, 1/5s avant la rencontre, la distance d séparant Ma et Mb ?
Ad≈5cm
Mécanique
Partie 2 : Dynamique
Un tremplin de saut en ski est constitué par l'association d'une portion rectiligne L=AB=40m de piste inclinée d'un angle α=30∘ par rapport à l'horizontale, suivie par une portion circulaire BO⌢ de centre O′ et de rayon b=20m. La tangente en O à la piste circulaire forme un angle β=45∘ avec l'horizontale (Fig. ci-après). Le point C sur la piste circulaire est situé au-dessous et à la verticale de O′. On munit le référentiel du laboratoire d'un repère (O,ex,ez), ez étant un vecteur unitaire orienté dans la direction et dans le sens de la verticale ascendante. On note (xA,zA), (xB,zB) et (xC,zC) respectivement les coordonnées cartésiennes des points A, B et C. On étudie le mouvement d'un skieur, initialement immobile en A, en l'assimilant à un corpuscule (ou « point matériel ») S de masse m=80kg, de coordonnées cartésiennes (x,z). On désigne par g=−gez le vecteur champ de pesanteur et g≈10m⋅s−2 son intensité. On néglige tout frottement.
Exprimer puis calculer numériquement la vitesse vB du skieur en B.
AvB=(3gL)1/2
Mécanique
On note aC le vecteur accélération du skieur au point C. Que peut-on affirmer :
AaC=0
Mécanique
On choisit l'origine de l'énergie potentielle de pesanteur en O. Exprimer l'énergie potentielle de pesanteur Ep(B) en B du skieur :
AEp(B)=mgb(sinβ−sinα)
Mécanique
Que dire de la norme du vecteur vitesse, vO, du skieur en O ?
AvO=[vB2−2mEp(B)]1/2
Mécanique
Le skieur quitte le tremplin en O. On note F le sommet de sa trajectoire (Fig. précédente). En tenant compte de la valeur numérique de β, quelle est l'altitude zF de F ?
AzF=gv02
Mécanique
Un autre skieur, moins aguerri, se retrouve confiné au voisinage de C et oscille, d'avant en arrière, dans un mouvement de très faible amplitude. Quelle est la période T de ses oscillations ?
AT=(gb)1/2
Mécanique
Partie 3 : Électrocinétique des régimes transitoires
Dans le circuit LRC représenté sur la figure ci-après, les interrupteurs K et K′ sont initialement ouverts. On désigne respectivement par uR, uL et uC les tensions aux bornes du résistor de résistance R, de la bobine d'inductance L et du condensateur de capacité C. On note iR, iL et iC les intensités du courant électrique qui traversent respectivement ces dipôles. Le générateur est idéal, de tension électromotrice (on dit aussi force électromotrice) E stationnaire. Le condensateur est initialement chargé de sorte que uC(0)=E/3.
À un instant pris comme origine temporelle, on ferme K (K′ restant ouvert). Que peut-on dire, à l'instant t=0+, de uR(0+) et de uL(0+) ?
Électricité (électrocinétique)
Comment évoluent iL(t) et uL(t) ?
AiL(t)=RE[1−exp(−LRt)]
Électricité (électrocinétique)
On attend suffisamment longtemps pour que le régime précédent s'achève (on dit aussi qu'il atteint le régime permanent), puis on ferme le second interrupteur (K′) à un instant pris comme nouvelle origine temporelle. Déterminer iL(0+) et iR(0+) :
Électricité (électrocinétique)
Déterminer iC(0+) et uL(0+) :
Électricité (électrocinétique)
Après fermeture de K′, l'intensité iL(t) obéit à l'équation différentielle suivante : dt2d2iL+τe1dtdiL+ω02iL=ω02i∞ où τe, ω0 et i∞ sont des constantes indépendantes du temps. Exprimer τe et ω0.
Électricité (électrocinétique)
Exprimer i∞ ainsi que l'énergie EC emmagasinée dans le condensateur lorsque le régime devient stationnaire :
Ai∞=3RE
Électricité (électrocinétique)
Partie 4 : Régime sinusoïdal forcé, résonance
Un générateur de résistance interne ri délivre des signaux sinusoïdaux e(t), de pulsation ω, et d'amplitude complexe em=em, ici réelle (phase à l'origine nulle). Ce générateur alimente un circuit série constitué d'une bobine d'inductance L et de résistance rL, d'un résistor de résistance R et d'un condensateur de capacité C. Le circuit est étudié en régime établi (dit aussi permanent). On note uL,m et uC,m les amplitudes complexes des tensions uL aux bornes de la bobine et uC aux bornes du condensateur respectivement. On désigne par ue,m l'amplitude complexe de la tension ue aux bornes du générateur, et im, celle de l'intensité i du courant dans le circuit (Fig. ci-après).
Le rapport des amplitudes complexes uC,m/ue,m se met sous la forme suivante : ue,muC,m=1+jw/Q−w2H0avecw=ω0ω où H0, Q et ω0 sont des constantes indépendantes de ω, j est l'unité imaginaire (j2=−1). Exprimer H0 et ω0 :
Électricité (électrocinétique)
Exprimer Q :
AQ=R+ri1(CL)1/2
Électricité (électrocinétique)
On suppose désormais, jusqu'à la fin de l'exercice, que ω=ω0. Quelle relation existe-t-il alors entre ue,m et em ?
Électricité (électrocinétique)
Déterminer im et uC,m :
Électricité (électrocinétique)
L'amplitude complexe uL,m s'écrit alors : uL,m=(a+jb)em où a et b sont des constantes qui ne dépendent que des caractéristiques du circuit. Déterminer a :
Électricité (électrocinétique)
Déterminer b :
Ab=0
Bb=1
Cb=R+rL+ri1(CL)1/2
Électricité (électrocinétique)
Partie 5 : Optique des rayons lumineux
Une lunette astronomique est utilisée pour observer les étoiles. On l'assimile à un système de deux lentilles minces convergentes L1 et L2 de centres respectifs O1 et O2, de même axe optique, et de distances focales images respectives f1′>0 et f2′>0. L'œil, supposé emmétrope (c'est-à-dire, sans défaut), est placé juste derrière l'oculaire (Fig. ci-après). On note dm=25cm la distance entre l'œil et son punctum proximum, c'est-à-dire, la distance minimale de vision nette. Les foyers principaux objets et images de L1 et L2 sont notés respectivement Fo,1, Fi,1 et Fo,2, Fi,2. Dans tout l'exercice, on admet que les conditions de Gauss sont satisfaites. On donne la relation de conjugaison de Descartes, celle de Newton et deux expressions du grandissement transversal Gt pour une lentille mince de distance focale image fi : −po1+pi1=fi1σoσi=−fi2Gt=popi=−fiσi où po et pi sont respectivement les distances algébriques de l'objet et de son image au centre de la lentille. En outre, σo et σi sont les distances algébriques respectives de l'objet au foyer principal objet et de l'image au foyer principal image.
Que peut-on affirmer ?
ALa limite de résolution angulaire d'un œil normal est d'environ 1,5′.
BPour observer nettement l'image à travers l'instrument sans accommoder, le plan focal image de L1 doit coïncider avec le plan focal image de L2.
Optique géométrique
On observe une étoile située à l'infini en dehors de l'axe optique, sous un angle d'incidence α>0. La lunette est réglée de telle sorte que l'œil voit nettement l'étoile sans accommoder. Les rayons lumineux émergent de la lunette sous un angle β<0. Exprimer Ga=β/α :
Optique géométrique
On note Do le diamètre de l'objectif L1, ce dernier constituant un objet pour l'oculaire L2. Quel est alors le diamètre di du disque image de l'objectif par l'oculaire, et à quelle distance pi de O2 cette image se forme-t-elle ?
Optique géométrique
De quelle distance maximale x>0 peut-on rapprocher l'oculaire de l'objectif, l'œil étant toujours situé juste derrière l'oculaire, pour pouvoir encore observer l'étoile ?
Ax=dm+f2′f2′2
Optique géométrique
La lunette est à nouveau réglée dans une configuration d'instrument afocal (l'œil étant toujours situé juste derrière l'oculaire). On observe alors un objet ponctuel A à distance finie de l'objectif de la lunette sur l'axe optique. On note B l'image de A par L1 et C, celle de B par L2. Que peut-on affirmer ?
Optique géométrique
En déduire la distance minimale Dmin=AFo,1 à laquelle on peut placer A pour que l'œil puisse observer nettement l'image de A à travers la lunette ?
Optique géométrique
Partie 6 : Thermodynamique
Deux gaz, supposés parfaits, sont enfermés dans deux compartiments (1) et (2) séparés par un piston mobile athermane (on dit aussi calorifugé) qui coulisse sans frottement. Le compartiment (1) est entièrement calorifugé tandis que le compartiment (2) peut échanger de l'énergie par chaleur (transfert thermique) avec le milieu extérieur, assimilé à un thermostat de température T0, à travers une paroi diathermane (non calorifugée). Les deux compartiments contiennent chacun n moles de gaz, et sont, dans l'état initial, à la température T0. Le volume total des deux compartiments est Vt=2V0, V0 désignant les volumes, initialement égaux, de chacun des deux compartiments (Fig. ci-après). À un instant pris comme origine temporelle, le compartiment (1) reçoit de la chaleur par l'intermédiaire d'un résistor (résistance r) alimenté pendant une durée τ, par un générateur qui délivre un courant d'intensité i constante. L'état final est l'état d'équilibre thermodynamique du système qui succède à ce chauffage. On le caractérise par les variables d'état pk, Vk et Tk qui représentent les pressions, volumes et températures des compartiments (k), où k=1 ou 2. On note R la constante des gaz parfaits et γ=Cpm/Cvm, le rapport de la capacité thermique molaire à pression constante sur la capacité thermique molaire à volume constant, identique pour les gaz des deux compartiments.
Exprimer V1 et V2 :
AV1=T0+T1T1V0
Thermodynamique
Que peut-on affirmer ?
Ap2=p1
Bp1=VtnR(T0+T1)
Thermodynamique
Déterminer la variation d'énergie interne ΔU entre l'état initial et l'état final du système constitué par les deux gaz (on indique que ΔU est la somme des variations des énergies internes des deux gaz, entre l'état initial et l'état final) :
AΔU=0
BΔU=γ−1nR(T1−T0)
Thermodynamique
On note W2 et Q2 le travail et la chaleur (transfert thermique) algébriquement reçus par le gaz du compartiment (2) entre l'état initial et l'état final. On supposera la transformation réversible. Que peut-on affirmer ?
AW2=nRT0ln(2T0T0+T1)
Thermodynamique
On note Q1 la chaleur (transfert thermique) algébriquement reçue par le gaz du compartiment (1) entre l'état initial et l'état final. Que peut-on affirmer ?
AQ1=ΔU
BQ1=ΔU+W2
Thermodynamique
On note S2(r) l'entropie algébriquement reçue et S2(c) l'entropie algébriquement créée, entre l'état initial et l'état final, pour le gaz situé dans le compartiment (2). On indique que sa variation d'entropie ΔS2 entre l'état initial et l'état final s'écrit : ΔS2=nRln(V0V2) Exprimer S2(r) et S2(c) :
Thermodynamique
τ=1,6s
Cτ=17s
Dτ=160s
EAucune des propositions n'est exacte
Aa1=0m⋅s−2
Ba1≈0,2m⋅s−2
Ca1≈1,3m⋅s−2
Da1≈13m⋅s−2
EAucune des propositions n'est exacte
Aa2=0m⋅s−2
Ba2=a1
Ca2=32a1
Da2=23a1
EAucune des propositions n'est exacte
Atr≈0,4s
Btr≈2,7s
Ctr≈4s
Dtr≈8s
EAucune des propositions n'est exacte
Bda≈67cm
Cda≈1m
Dda≈1,5m
EAucune des propositions n'est exacte
Bd≈10cm
Cd≈15cm
Dd≈50cm
EAucune des propositions n'est exacte
BvB=(2gLsinα)1/2
CvB=20m⋅s−1
DvB≈25m⋅s−1
EAucune des propositions n'est exacte
BaC⋅ex=0
CaC⋅ez=0
D∥aC∥=bvC2
EAucune des propositions n'est exacte
BEp(B)=mgb(cosβ+cosα)
CEp(B)=mgb(sinβ−cosα)
DEp(B)=mgb(cosβ−cosα)
EAucune des propositions n'est exacte
BvO=vB
CvO=[vB2+2mEp(B)]1/2
DvO>vB
EAucune des propositions n'est exacte
BzF=2gv02
CzF=4gv02
DzF=g2v02
EAucune des propositions n'est exacte
BT=2π(gb)1/2
CT≈9s
DT=1,5s
EAucune des propositions n'est exacte
AuR(0+)=0
BuR(0+)=E
CuL(0+)=0
DuL(0+)=E
EAucune des propositions n'est exacte
BiL(t)=REexp(−LRt)
CuL(t)=E[1−exp(−LRt)]
DuL(t)=Eexp(−LRt)
EAucune des propositions n'est exacte
AiL(0+)=0
BiL(0+)=RE
CiR(0+)=3R2E
DiR(0+)=3RE
EAucune des propositions n'est exacte
A
iC(0+)=0
BiC(0+)=3R2E
CuL(0+)=32E
DuL(0+)=3RE
EAucune des propositions n'est exacte
Aτe=RC
Bτe=RL
Cω0=(LC)−1/2
Dω0=LR
EAucune des propositions n'est exacte
Bi∞=RE
CEC=0
DEC=2CE2
EAucune des propositions n'est exacte
AH0=1
BH0=R+rL+riR+rL
Cω0=RC1
Dω0=(LC)−1/2
EAucune des propositions n'est exacte
BQ=R+rL1(CL)1/2
CQ=R+rL+ri1(CL)1/2
DQ=R1(CL)1/2
EAucune des propositions n'est exacte
Aue,m=R+rL+riRem
Bue,m=R+rLRem
Cue,m=R+rL+riR+rLem
Due,m=em
EAucune des propositions n'est exacte
Aim=R+rLem
Bim=R+rL+riem
CuC,m=−jQH0ue,m
DuC,m=jQH0em
EAucune des propositions n'est exacte
Aa=R+rL+rirL
Ba=R+rLrL
Ca=R+rL+riri
Da=1
EAucune des propositions n'est exacte
Db=Q1
EAucune des propositions n'est exacte
CPour observer nettement l'image à travers l'instrument sans accommoder, le plan focal objet de L1 doit coïncider avec le plan focal objet de L2.
DSi le plan focal image de L1 ne coïncide pas avec le plan focal objet de L2, il est possible que l'œil emmétrope puisse observer nettement l'image à travers l'instrument.