36 questions. Chaque partie est annotée : consultez l'indication en cas de blocage, ou révélez le corrigé rédigé une fois votre démarche engagée.
Partie I : Optique d'un périscope
L'entrée d'un périscope est constituée de deux miroirs plans M1 et M2, circulaires et de centres respectifs S1 et S2. Après réflexions sur M1 et M2, la lumière entre dans un système de deux lentilles L1 et L2, assimilées à des lentilles minces de centres respectifs O1 et O2. Les miroirs sont inclinés d'un angle de 45∘ par rapport à l'axe optique du système. Les distances focales images algébrisées de L1 et L2 sont respectivement f1′=1 m et f2′=−0,125 m. Un œil emmétrope (sans défaut) est placé juste derrière L2. Le périscope Sp est l'ensemble catadioptrique {M1,M2,L1,L2}. On observe un objet AB placé dans un plan transversal, en avant de Sp. On introduit les distances a=S2S1>0, b=S2O1>0, e=O1O2>0 et d=AS1>0. Dans tout l'exercice, on admet que les lentilles fonctionnent dans les conditions de Gauss.
L'objet AB est placé à grande distance du périscope (suffisamment loin pour que d puisse être considéré infini). On note e0 la valeur de e permettant à l'œil d'observer AB à travers Sp sans accommoder. Exprimer e0 :
Optique géométrique
L'objet étant encore à l'infini, on règle Sp de telle sorte que e=e0−ϵ où ϵ>0 et ϵ≪e0. Que peut-on affirmer ?
Optique géométrique
L'objet est maintenant placé à distance finie. On note A1B1 l'image de AB par le système {M1,M2,L1} et p1′=O1A1. Exprimer p1′ :
Optique géométrique
Quelle est alors la taille (grandeur algébrique) A1B1 de cette image intermédiaire ?
AA1B1=f1′+a+b+df1′AB
Optique géométrique
L'image A2B2 de AB par Sp se forme en avant de L2, à une distance A2O2=dm où dm=25 cm. On envisage que l'œil puisse désormais accommoder. En outre, A2B2=1 mm. On note θ>0 l'angle sous lequel l'image de AB par Sp est vue par l'observateur (on rappelle que l'œil est derrière et à proximité immédiate de L2). Que peut-on affirmer ?
Optique géométrique
De quelle distance Δe>0 faut-il déplacer L2 depuis la position précédente pour retrouver le réglage initial e=e0 ?
Optique géométrique
Partie II : Corpuscule dans le champ de pesanteur
Dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, un projectile A assimilé à un corpuscule (i.e. point matériel), est tiré à l'instant initial dans un plan vertical Pv depuis l'origine O d'un repère cartésien (O,ex,ez), ez donnant le sens de la verticale ascendante. Le vecteur vitesse initiale v0 de A, de norme v0=∥v0∥, forme un angle θ avec l'axe Oex (Fig. ci-après). On désigne par g=−gez le vecteur champ de pesanteur (g≈10m.s−2) et on néglige tout frottement. On considère une cible C placée à la distance d de O et à une hauteur h, dans Pv.
Quelle condition doivent satisfaire v0 et θ pour que l'altitude maximale, hM, atteinte par A vérifie hM>h ?
Mécanique
Quelle relation v0 et θ doivent-ils satisfaire pour que la cible soit atteinte ?
A−2v02cos2θgd2+dtanθ=h
Mécanique
On fixe v0 (jusqu'à la fin de cet exercice), θ devenant alors le seul paramètre variable. La cible n'est atteinte que lorsque K1tan2θ−dtanθ+K2=0 où K1 et K2 sont des coefficients indépendants de θ. Exprimer K1 :
Mécanique
Exprimer K2 :
AK2=h+2v02gd2
Mécanique
La cible peut être atteinte si son altitude h ne dépasse pas une altitude limite hℓ(d,v0). Exprimer hℓ(d,v0) :
Mécanique
La condition précédente étant respectée, combien de trajectoires contiennent la cible ?
AUne seule trajectoire.
BDeux trajectoires (ou une seule dans un cas limite).
CTrois trajectoires (ou deux dans un cas limite).
DUne infinité de trajectoires.
EAucune des propositions n'est exacte
Mécanique
Partie III : Tige rigide en rotation
Une tige homogène T, de masse m et de longueur MN=3b, est initialement à l'équilibre avec une position horizontale dans le champ de pesanteur g=gex où g≈10m.s−2 et ex est un vecteur unitaire dirigé dans le sens de la verticale descendante. On l'astreint à tourner autour d'un axe horizontal (KΔ) fixe dans le référentiel du laboratoire (supposé galiléen) et orthogonal à T et donc au plan de la figure (Fig. ci-après). L'axe de rotation, orienté positivement vers le lecteur, sépare la tige en deux parties de longueurs MK=2b et KN=b. Les frottements sont négligés. Le moment d'inertie de T par rapport à Δ vaut mb2. L'extrémité M (gauche) de la tige est fixée à un ressort vertical, de raideur K et de longueur à vide ℓ0. L'autre extrémité du ressort est solidaire d'un bâti, fixe dans le référentiel du laboratoire. La coordonnée x de M est repérée par l'axe Oex. Initialement, M coïncide avec l'origine O du repère, et donc x(t=0)=0.
Exprimer le moment MΔ(P) (scalaire) du poids de la tige par rapport à l'axe orienté KΔ, à l'instant initial :
AMΔ(P)=3mgb
Mécanique
Exprimer la force F qu'exerce le ressort en M à l'instant initial :
AF=−4mg
BF=−6mg
Mécanique
Quelle est la longueur ℓ du ressort à l'instant initial ?
Aℓ=ℓ0−4Kmg
Bℓ=ℓ0+3Kmg
Mécanique
On étudie désormais le régime dynamique au voisinage de la position horizontale de T (x≪ℓ0). Exprimer le moment scalaire MΔ(F) de F par rapport à l'axe orienté KΔ :
Mécanique
L'équation différentielle d'évolution de l'abscisse x(t) de M se met sous la forme suivante : x¨+ω02x=0 où ω0 est une constante temporelle. Exprimer ω0 :
Mécanique
Exprimer l'énergie cinétique Ek de T, au voisinage de sa position horizontale :
AEk=mx˙2
Mécanique
Partie IV : Thermodynamique
Un gaz, supposé parfait (n moles), suit le cycle de transformations réversibles (E1, E2, E3, E4) suivantes (Fig. ci-après). On désigne par pk, Vk et Tk les pressions, volumes et températures des états Ek, où k=1,2,3 ou 4. On note R la constante des gaz parfaits et γ=Cpm/Cvm, le rapport de la capacité thermique molaire à pression constante sur la capacité thermique molaire à volume constant. On note respectivement Wij et Qij le travail et la chaleur (transfert thermique) algébriquement reçu par le gaz lors de la transformation menant de l'état Ei à l'état Ej. On désigne par W le travail algébriquement reçu par le gaz sur le cycle. Les températures T1 et T3 sont égales. On pose κ=p1/p3.
Exprimer T2 et T4 en fonction de κ et T1 :
Thermodynamique
Exprimer W12 et Q12 :
AW12=0
Thermodynamique
Exprimer W23 :
AW23=0
BW23=−κnRT1(κ−1)
Thermodynamique
Exprimer Q23 :
AQ23=0
BQ23=γ−1nRlnκ
Thermodynamique
Que vaut W ?
AW=0
BW=nRT1κκ−1
Thermodynamique
Quels sont les signes de Q34 et de Q41 ?
AQ34>0
Thermodynamique
Partie V : Électrocinétique des régimes transitoires
On associe, en dérivation, N condensateurs identiques de capacités C. Le dipôle obtenu est alors monté en série avec un résistor de résistance R, un générateur de tension continue de force électromotrice (tension) E, et un interrupteur K que l'on ferme à un instant pris comme origine temporelle (t=0). On note i l'intensité du courant électrique débité par le générateur et ik, k allant de 1 à N, l'intensité du courant électrique dans le k-ième condensateur (Fig. ci-après). On désigne uC la tension aux bornes des condensateurs. Avant la fermeture de K (t<0) : uC(t)=U0, où U0 est la tension de charge des condensateurs.
Que vaut l'énergie totale E0 emmagasinée par les condensateurs, avant la fermeture de K ?
AEe=2NCU02
Électricité (électrocinétique)
Que peut-on affirmer lorsque t>0 ?
AdtduC+τuC=τE avec τ=NRC
Électricité (électrocinétique)
Comment évolue uC(t) après fermeture de K ?
AuC(t)=E−Eexp(−τt)
Électricité (électrocinétique)
Que peut-on affirmer lorsque t>0 ?
Adtdik(t)+τ′ik(t)=0 avec τ′=NRC
Électricité (électrocinétique)
Quel est le courant i(0+) débité par le générateur en t=0+ ?
Ai(0+)=RE
Électricité (électrocinétique)
Comment évolue ik(t) après fermeture de K ?
Aik(t)=NREexp(−τ′t)
Électricité (électrocinétique)
Partie VI : Régime sinusoïdal forcé établi
Un filtre composé d'un résistor de résistance R, d'une bobine d'inductance L et de deux condensateurs identiques de capacités C, est alimenté par une tension d'entrée sinusoïdale ue(t), de pulsation ω, et d'amplitude complexe ue,m. On se place en régime sinusoïdal forcé établi (i.e. permanent) et on prélève la tension de sortie us aux bornes du résistor. On désigne par us,m l'amplitude complexe de la tension us. Deux interrupteurs K1 et K2 permettent de modifier la constitution du circuit (Fig. ci-après). On note H=us,m/ue,m la fonction de transfert du filtre et j, l'unité imaginaire (j2=−1).
K1 et K2 étant ouverts, la fonction de transfert se met sous la forme : H=1+jwa+jbw avec w=ω0ω où a, b et ω0 sont des constantes indépendantes de ω. Que peut-on affirmer ?
Électricité (électrocinétique)
K1 est fermé et K2 ouvert. En notant ω1 et Q1 deux constantes positives indépendantes de ω, et si w1=ω/ω1, comment peut s'écrire la nouvelle expression H de la fonction de transfert ?
Électricité (électrocinétique)
Exprimer ω1 :
Aω1=(LC)1/2
Bω1=(LC)−1/2
Électricité (électrocinétique)
Exprimer Q1 :
AQ1=R(CL)1/2
Électricité (électrocinétique)
K1 et K2 sont tous les deux fermés. Si Q2 et ω2 sont deux constantes indépendantes de ω, et si w2=ω/ω2, que devient H ?
Électricité (électrocinétique)
Exprimer Q2 :
AQ2=2Q1
Électricité (électrocinétique)
Ae0=f1′−f2′
Be0=f1′
Ce0=f2′
De0=f1′+f2′
EAucune des propositions n'est exacte
AL'image de AB par Sp est réelle.
BL'image de AB par Sp est virtuelle.
CL'œil peut observer une image nette à travers Sp.
DL'œil ne peut pas observer d'image nette à travers Sp.